Ce sont des prédestinations cruelles de la vie : les gens meurent, les amours finissent. Oui mais quand on y est, concrètement, comment oublie t’on un amour qui s'en va?
Quand quelqu’un que l’on aime part, quand quelqu’un que l’on aime meurt, comment fait-on pour rester et vivre ? Comment fait-on pour oublier ?
Doucement, m’a dit un ami. Il faut oublier doucement. Si l’on essaye d’oublier très vite, on peut perdre son amour propre. Comment ? On peut faire les plus gros scandales, dire des tas de grossièretés, faire semblant de mépriser la personne que l’on porte dans son cœur, mais on ne peut pas l’oublier soudainement. Elle ne quitte pas notre coeur avec un tour de magie. Cette idiote !!!
Alors il faut tenir bon. On n’en a pas envie mais c’est nécessaire.
Quand quelqu’un que l’on aime part, quand quelqu’un que l’on aime meurt, comment fait-on pour rester et vivre ? Comment fait-on pour oublier ?
Doucement, m’a dit un ami. Il faut oublier doucement. Si l’on essaye d’oublier très vite, on peut perdre son amour propre. Comment ? On peut faire les plus gros scandales, dire des tas de grossièretés, faire semblant de mépriser la personne que l’on porte dans son cœur, mais on ne peut pas l’oublier soudainement. Elle ne quitte pas notre coeur avec un tour de magie. Cette idiote !!!
Alors il faut tenir bon. On n’en a pas envie mais c’est nécessaire.
Le premier pas vers la guérison est d’accepter qu’on est malade et qu’on a mal. Mais qui de nos jours supporte la douleur ? On prend des cachets pour les maux de tête, les rages de dents, quand on est barbouillé. Et que fait-on pour les maux de cœur ? Personne ne supporte d’être triste. Alors, on prend des conseils et des médicaments. On recherche des alternatives, des plans B. Mais la tristesse ne passe que lorsque on s'attriste. On ne peut pas oublier quelqu’un sans terminer de se ressouvenir de lui. Et si on veut éviter le deuil _ chose à SURTOUT ne pas faire _ on finit par le prolonger dans le temps.
Le manque de l’autre est une douleur qui ne peut passer qu’après avoir eu vraiment très, très mal. C’est une douleur qu’il faut, tout d’abord, accepter, sans chercher à comprendre.
Il faut accepter l’amour et la mort, la séparation et la tristesse. Il faut aussi accepter l’incohérence, l’injustice et le fait que certaines situations n’ont pas de solution. Combien de problèmes dans ce monde seraient moins lourds s’ils avaient simplement le poids qu’ils ont en soi, c'est-à-dire, si l’on acceptait qu’ils n’aient pas de solution.
On dit aussi que pour oublier il faut s’occuper l’esprit, s’amuser plus, flirter un peu _ ATTENTION _ plus on arrive à fuir, plus on aura à affronter plus tard. Tout s’accumule dans l’âme, en attendant que l’on revienne.
L’art d’oublier, je le certifie du haut de mes humbles connaissances, n’existe pas.
Les moments d’oubli réussis avec effort, en se servant des amis, des verres, des lits des autres, des rigolades, des livres, se paient plus tard, et en double, par des douloureux souvenirs. Pour oublier quelqu’un, il faut laisser courir le cœur, de souvenir en souvenir, avec cette souffrance constante, le regret de la personne perdue pour toujours, dans l’espoir, dans l’attente, que le cœur se fatigue.
Les personnes ne devraient jamais mourir, jamais arrêter de s’aimer, ni se séparer, ni avoir à oublier. Mais il est nécessaire d’accepter. Il est nécessaire de souffrir. De pleurer. De crier, de se frapper la tête contre les murs, de ne pas comprendre… et d’accepter.
Il y a de la grandeur dans la souffrance. Souffrir c’est aussi respecter l’importance, concéder de la taille, à un grand amour. Au milieu du tourbillon de sentiments perturbateurs de manque, de rage, de ressentiment, de rancune, de nostalgie _ on doit trouver la racine de cet amour. Et les plus beaux souvenirs.
Il faut accepter l’amour et la mort, la séparation et la tristesse. Il faut aussi accepter l’incohérence, l’injustice et le fait que certaines situations n’ont pas de solution. Combien de problèmes dans ce monde seraient moins lourds s’ils avaient simplement le poids qu’ils ont en soi, c'est-à-dire, si l’on acceptait qu’ils n’aient pas de solution.
On dit aussi que pour oublier il faut s’occuper l’esprit, s’amuser plus, flirter un peu _ ATTENTION _ plus on arrive à fuir, plus on aura à affronter plus tard. Tout s’accumule dans l’âme, en attendant que l’on revienne.
L’art d’oublier, je le certifie du haut de mes humbles connaissances, n’existe pas.
Les moments d’oubli réussis avec effort, en se servant des amis, des verres, des lits des autres, des rigolades, des livres, se paient plus tard, et en double, par des douloureux souvenirs. Pour oublier quelqu’un, il faut laisser courir le cœur, de souvenir en souvenir, avec cette souffrance constante, le regret de la personne perdue pour toujours, dans l’espoir, dans l’attente, que le cœur se fatigue.
Les personnes ne devraient jamais mourir, jamais arrêter de s’aimer, ni se séparer, ni avoir à oublier. Mais il est nécessaire d’accepter. Il est nécessaire de souffrir. De pleurer. De crier, de se frapper la tête contre les murs, de ne pas comprendre… et d’accepter.
Il y a de la grandeur dans la souffrance. Souffrir c’est aussi respecter l’importance, concéder de la taille, à un grand amour. Au milieu du tourbillon de sentiments perturbateurs de manque, de rage, de ressentiment, de rancune, de nostalgie _ on doit trouver la racine de cet amour. Et les plus beaux souvenirs.
Pourquoi est ce toujours dans les moments plus tristes ou plus heureux que l’on ressent le manque des personnes que l’on aime ? Dans la tristesse on a besoin des gens aimés et dans le bonheur on ressent le regret, une sorte de culpabilité, de ne pas pouvoir le partager avec eux.
Et dans toutes ces divagations, reste toujours la question: quand la douleur s’en va t'elle ? Comment oublier ?
Et dans toutes ces divagations, reste toujours la question: quand la douleur s’en va t'elle ? Comment oublier ?
Il n'y a pas d'art d'oublier.
Se jeter rapidement dans les bras de qui que ce soit est une réaction naturelle, mais ne sert à rien. On peut trouver des tas de raisons et des tas de maniéres de détester ceux qu’on a aimé, on peut se venger, disparaître, les tromper avec d’autres, mais tout ceci n’a aucun mal. Ni aucun bien. Tout ceci ne sert que à créer plus de frustrations, de manques contrariés. Pour oublier une personne qu’on a vraiment aimé, il n’y a pas de voies rapides, il n’y a pas de suppléants, pas de calmants, ni d’île dans les caraïbes _ seules la mémoire, la douleur, la temporisation, la patience. Ensemble.
Il faut du temps pour oublier, du temps et de la douleur.
Car ceux qu’on a aimé sincèrement, ceux qui sont partis, qui nous laissent les mains vides et le cœur plein de souvenirs, ceux là, il se peut que même avec la souffrance, le temps, la patience, beaucoup de bonne volonté, il se peut que l’on n’oublie pas. Pas même un peu.
Se jeter rapidement dans les bras de qui que ce soit est une réaction naturelle, mais ne sert à rien. On peut trouver des tas de raisons et des tas de maniéres de détester ceux qu’on a aimé, on peut se venger, disparaître, les tromper avec d’autres, mais tout ceci n’a aucun mal. Ni aucun bien. Tout ceci ne sert que à créer plus de frustrations, de manques contrariés. Pour oublier une personne qu’on a vraiment aimé, il n’y a pas de voies rapides, il n’y a pas de suppléants, pas de calmants, ni d’île dans les caraïbes _ seules la mémoire, la douleur, la temporisation, la patience. Ensemble.
Il faut du temps pour oublier, du temps et de la douleur.
Car ceux qu’on a aimé sincèrement, ceux qui sont partis, qui nous laissent les mains vides et le cœur plein de souvenirs, ceux là, il se peut que même avec la souffrance, le temps, la patience, beaucoup de bonne volonté, il se peut que l’on n’oublie pas. Pas même un peu.
...
Et que fait t'on quand on aime quelqu’un qui est toujours présent ? Quand il est tard ? Quand il est trop tard pour revenir en arrière, on comprend peut être qu’il y a des tentatives d’oubli si chères qui ne pourront jamais se payer. Là est peut être le plus grand des deuils.
