Aujourd’hui j’ai cette envie de parler de l’énervement, de cette irritation qui déclenche le stress. J’en suis victime en ce moment, mais qui ne l’est pas, qui ne l’a jamais été ?
Si nous comptabilisons toutes les passions de la vie, tous les amours et les haines vécus, toutes les peurs et commotions subis, les moments de terreur et d’espoir, les crises d’anxiété et de tendresse, la violence des désirs de toutes sortes, et si nous regroupons toutes ces sensations en une seule et unique émotion, ce ne serait rien comparé au poids brutal de l’énervement.
Disons qu’on tombe amoureux une fois dans la vie, on haï deux fois et on en souffre une grande peine trois fois... Et bien on s’énerve au moins dix fois par jours. C’est vrai !
Si nous comptabilisons toutes les passions de la vie, tous les amours et les haines vécus, toutes les peurs et commotions subis, les moments de terreur et d’espoir, les crises d’anxiété et de tendresse, la violence des désirs de toutes sortes, et si nous regroupons toutes ces sensations en une seule et unique émotion, ce ne serait rien comparé au poids brutal de l’énervement.
Disons qu’on tombe amoureux une fois dans la vie, on haï deux fois et on en souffre une grande peine trois fois... Et bien on s’énerve au moins dix fois par jours. C’est vrai !
On peut divorcer, être licencié, être trompé par son ou sa meilleur(e) ami(e), mais tout ceci est très rare et reste exceptionnel. Alors que l’énervement, lui, est sans doute la principale cause de stress de notre existence. On passe beaucoup plus de temps et on dépense beaucoup plus d’énergie à s’énerver qu’avec n’importe quel autre état d’esprit.
Et ce sont souvent des petits détails du quotidien qui suffisent à nous taper sur les nerfs _ ces mêmes détails que détachés du contexte ne signifient pas grande chose. C’est la voisine du dessus qui marche sur le parquet avec ses petits talons, lorsqu’on essaye de s’endormir ; c’est le collègue du travail qui n’arrête pas de renifler, lorsqu’on essaye de se concentrer ; c’est le gamin au restaurant qui tape le rebord de son assiette avec une fourchette, lorsqu’on a envie de diner tranquille ; c’est le mari qui laisse trainer ses chaussettes dans le salon, c’est la manie de laisser la brique de lait vide dans le réfrigérateur, c’est pour ces raisons, sans raisons, et beaucoup d’autres encore qu’on s’énerve.
Et ce sont souvent des petits détails du quotidien qui suffisent à nous taper sur les nerfs _ ces mêmes détails que détachés du contexte ne signifient pas grande chose. C’est la voisine du dessus qui marche sur le parquet avec ses petits talons, lorsqu’on essaye de s’endormir ; c’est le collègue du travail qui n’arrête pas de renifler, lorsqu’on essaye de se concentrer ; c’est le gamin au restaurant qui tape le rebord de son assiette avec une fourchette, lorsqu’on a envie de diner tranquille ; c’est le mari qui laisse trainer ses chaussettes dans le salon, c’est la manie de laisser la brique de lait vide dans le réfrigérateur, c’est pour ces raisons, sans raisons, et beaucoup d’autres encore qu’on s’énerve.
Les gens stressent. Et les gens ont raison !
Remarquez que ce sont souvent les personnes qui se trouvent devant nous qui nous énervent le plus. Dans les bouchons sur la route, dans les queues à la caisse des supermarchés ou de la poste, au cinéma derrière cette énorme tête qui nous empêche de voir. Ce sont aussi les gens qui prennent le temps qui nous agacent. Ceux qui mettent trois heures pour sortir le porte monnaie devant la caisse, ceux qui insistent à payer avec un chèque le kilo de tomates et l’emballage de liquide vaisselle, ceux qui ont un temps de réaction au feu vert d’environ 240 secondes, ceux qui bougent dans leur chaise et craquent des bonbons au moment de la scène la plus dramatique du film, ceux qui monopolisent pendant des heures l’agent du bureau de poste, lorsque il n’y a que deux agents et que la queue va au-delà des portes d’entrée. Et il y a encore ceux qui oublient de prendre une douche avant de prendre le métro, les naturalistes ou simplement les crasseux, et qui insistent à se frotter contre ceux qui n’ont pas oublié. Et il y a tant d'autres...
Mais quel est l’objet physique sur lequel se concentrent nos nerfs ? La cible de notre regard haineux ?
Remarquez que ce sont souvent les personnes qui se trouvent devant nous qui nous énervent le plus. Dans les bouchons sur la route, dans les queues à la caisse des supermarchés ou de la poste, au cinéma derrière cette énorme tête qui nous empêche de voir. Ce sont aussi les gens qui prennent le temps qui nous agacent. Ceux qui mettent trois heures pour sortir le porte monnaie devant la caisse, ceux qui insistent à payer avec un chèque le kilo de tomates et l’emballage de liquide vaisselle, ceux qui ont un temps de réaction au feu vert d’environ 240 secondes, ceux qui bougent dans leur chaise et craquent des bonbons au moment de la scène la plus dramatique du film, ceux qui monopolisent pendant des heures l’agent du bureau de poste, lorsque il n’y a que deux agents et que la queue va au-delà des portes d’entrée. Et il y a encore ceux qui oublient de prendre une douche avant de prendre le métro, les naturalistes ou simplement les crasseux, et qui insistent à se frotter contre ceux qui n’ont pas oublié. Et il y a tant d'autres...
Mais quel est l’objet physique sur lequel se concentrent nos nerfs ? La cible de notre regard haineux ?
C’est la tête !
La tête du gars au cinéma qui nous empêche de regarder la totalité de l’écran. La tête de la nana qui conduit sa Twingo vert salade, comme si elle suivait un cortège funèbre. C’est dans la tête de l'autre qui se posent tous nos nerfs. Cette tête agaçante, insolente, indifférente à notre stress.
Si tous les êtres humains pouvaient avoir un permis de port d’arme, je parie que le taux d’homicides serait multiplié par quatre. Surtout dans le trafique de la route. Surtout avec des balles dans la tête, bien placées, calibre 45, dans le 14e, du côté de la porte d’Orléans, ou même sur le boulevard périphérique, ou même ailleurs.
C’est la tête sans visage. La tête qui est la principale responsable du stress. La tête qui est la cause du succès des ventes de lexomil et d’autres du genre. La tête, oui.
Si vous voulez trouver la racine de l’aliénation sociale contemporaine, cherchez la tête !
;-)
La tête du gars au cinéma qui nous empêche de regarder la totalité de l’écran. La tête de la nana qui conduit sa Twingo vert salade, comme si elle suivait un cortège funèbre. C’est dans la tête de l'autre qui se posent tous nos nerfs. Cette tête agaçante, insolente, indifférente à notre stress.
Si tous les êtres humains pouvaient avoir un permis de port d’arme, je parie que le taux d’homicides serait multiplié par quatre. Surtout dans le trafique de la route. Surtout avec des balles dans la tête, bien placées, calibre 45, dans le 14e, du côté de la porte d’Orléans, ou même sur le boulevard périphérique, ou même ailleurs.
C’est la tête sans visage. La tête qui est la principale responsable du stress. La tête qui est la cause du succès des ventes de lexomil et d’autres du genre. La tête, oui.
Si vous voulez trouver la racine de l’aliénation sociale contemporaine, cherchez la tête !
;-)

3 commentaires:
Carlita, Carlita...
quand l'énervement arrive à toi respire profondément et lâche tout ça...laisse couler tes pensées négatives et observe toi de l'extérieur...Puis pense à la beauté de la vie, à ses profondeurs et tu verras que toutes ces broutilles, ces futilités qui nous empoisonnent le quotidien ne sont là que pour nous mettre face à nos problèmes. Le vrai noyau de la question t'apparaîtra être ton fonctionnement vis à vis de tout ça. Puisque tu ne peux pas changer le monde qu'en changeant toi même apprends à regarder le monde avec d'autres yeux. Le monde et toi même. Et un jour tout ce qui t'énervait passera inobservé à tes yeux.
Roberto, la mucca.
Votre analyse est si réaliste...L'énervement est une faiblesse ou le signe du stress.Avec du recul, nous nous apercevons que l'énervement ne sert à rien, ne règle pas les problème et donne une mauvaise image de soi. Il est préférable de dépenser de l'énergie positive.Plus que la tête, c'est cette vie routinière à toute allure qui est responsable de nos comportements négatifs. La fatigue est aussi une cause de l'énervement.
Je suis grand, j'énerve les petits et ceux qui sont derrière moi lors d'un spectacle. J'en suis géné, j'essais de ne pas me tenir trop droit, si possible je vais derrière, je m'en excuse parfois. Mais malgré cela,j'ai une image négative.
J'essaie de trouver du positif à toute situation ; c'est mieux pour moi et pour les autres. Ma tête réfléchit pour moins de stress...
MB
Bonjour,
Amusant ... et lire toutes ces situations, forcement en rappelle d'autres. Ainsi, bien que certaines situations soient chroniques, et qu'on soit donc conditionné pour ne pas stresser, on se laisse malgré tout aller à l'enervement ... on le voit venir mais on ne peut rien faire ... ce sont meme parfois des passages obligés de notre quotidien. Il y a aussi l'enervement isolé, sporadique, exceptionnel. Lui peut parfois se defendre : colère justifiée, fatigue hypersensibilisante, enchainement malheureux.
Il y a entre les deux, toute la gammes des petits enervements qui emaillent nos journées. Face à ceux-là, nous sommes assez désarmés. Certains les partagent aussitot avec leur voisins d'infortune, d'autres vont aller les exterioser en faisant du sport, ou vont les accumuler avant de les laisser s'abattre en desordre sur leur conjoint. Les noyer dans un verre de musique peut aussi etre efficace (à consommer avec moderation).
Mais en fait, keep cool, ne nous fachons pas ... les "enervants" sont parfois conscients de l'enervement qu'ils provoquent ... il faut savoir etre comprehensif.
Et nous, sommes nous conscients de l'enervement que nous pouvons provoquer ? LN 210808
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