Les personnes sont toutes différentes.
Je me souviens, plus jeune, d’avoir entendu de mon père cette célèbre phrase « tous les hommes sont égaux mais certains sont plus égaux que d’autres ». En réalité, Georges Orwell parlait des animaux, dans Animal Farm, ce livre qui est une métaphore politique assez explicite entre la classe populaire, les cochons, et le dictateur, interprété par le fermier. Orwell et ses pensées s’appliquent avec justesse à l’espèce humaine.
Si parfois nous nous ressemblons et nous nous identifions avec untel ou untel individu, parfois j’ai aussi l’impression que nous sommes tous des étrangers et que nous vivons dans des mondes différents.
Je ne sais pas jusqu’où peut aller notre conscience d’identité. Marx disait que « ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience. »
En dehors d’idéologies politiques, j’ai pris conscience que les gens, même quand ils vivent à côté les uns des autres, même quand ils nouent de grands liens d’amitiés entre eux, même quand ils éprouvent beaucoup d’empathie et qu’ils croient se ressembler, même après tout, ils vivent dans des mondes différents. Avec des perceptions différentes, croyances et usages très distincts. Ce qui semble normal à un, va scandaliser son voisin, ou encore pire, son ami. Evidemment, les règles de la bonne conduite et du politiquement correcte font que nous ne laissons que très peu transparaitre nos différences avec les autres. Ceux qui nous entourent.
Si parfois nous nous ressemblons et nous nous identifions avec untel ou untel individu, parfois j’ai aussi l’impression que nous sommes tous des étrangers et que nous vivons dans des mondes différents.
Je ne sais pas jusqu’où peut aller notre conscience d’identité. Marx disait que « ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience. »
En dehors d’idéologies politiques, j’ai pris conscience que les gens, même quand ils vivent à côté les uns des autres, même quand ils nouent de grands liens d’amitiés entre eux, même quand ils éprouvent beaucoup d’empathie et qu’ils croient se ressembler, même après tout, ils vivent dans des mondes différents. Avec des perceptions différentes, croyances et usages très distincts. Ce qui semble normal à un, va scandaliser son voisin, ou encore pire, son ami. Evidemment, les règles de la bonne conduite et du politiquement correcte font que nous ne laissons que très peu transparaitre nos différences avec les autres. Ceux qui nous entourent.
Moi, parfois, je me retrouve offusquée par les rapports humains et les différences criantes qui ponctuent ces mêmes rapports.
Les dissimilitudes deviennent incontestables. Par exemple, quand un homme et une femme se marient, ils commencent une période d’adaptation qui se termine, pour presque 50% des français, en échec. Tout le monde connaît ou a connu un couple qui s’entendait à merveille, le ménage parfait, et puis un jour, va savoir pourquoi, ils se séparent. Je ne sais pas si tout ceci a un quelconque rapport avec leur existence sociale ou leur conscience ou leur vie commune.
Le problème n’est pas le mariage en soi. La difficulté, je crois _ même si chaque cas est un cas et loin de moi de prétendre à devenir psy_ est la différence entre un sentiment de bonheur et de partage qui semble éphémère, la compréhension, l’indulgence, la maturité, soit en bref, le caractère de chacune des personnes, et le temps et l’intimité que l’on partage avec une même personne, cela veux dire: même habitation, même lit, même salle de bain et ainsi de suite. Le problème est la différence entre les êtres. Des différences qui ne sont pas constantes ni figées mais qui évoluent avec le temps.
Tout en partageant une relation, deux amis prennent souvent deux chemins différents, deux amants aussi. Cela dit, souvent les gens sont plus complaisants avec leurs amis qu’avec leur propre famille. Mais c’est parce que avec les amis nous partageons uniquement ce que nous avons envie de partager.
Au contraire de la famille, les amis sont en option et nous ne sommes pas censés vivre à l’intérieur des mêmes murs si nous n’avons pas envie. Alors avec eux, nous sommes tellement plus tolérants. A l’inverse, avec la famille nous sommes obligés d’y être et de partager les moments moins drôles. Et il est moins facile d’accepter les petits, moyens et grands défauts des personnes qui nous entourent à longueur de temps. L’intimité est plus grande, la promiscuité arrive, la tension est plus forte, et quand la limite est atteinte_ quelle est donc la limite ?_ nous explosons avec colère.
Oui, c’est un secret de polichinelle mais c'est aussi une vérité d’une grande justesse.
Avec le temps, bien sûr, les différences peuvent s’atténuer, nous pouvons faire des concessions et il est possible d’apprendre à vivre bien avec les différences des autres et surtout à les accepter.
Quoi qu’il en soit, famille ou amis ou encore au delà, les rapports avec les autres ne sont jamais faciles, licites ou pas.
Nous terminons toujours par connaître les défauts les uns des autres et nous nous critiquons mutuellement. Avec politesse au départ. En se disant que ce ne sont que de critiques constructives ou de simples constats, cela permet peut être de duper notre prise de conscience.
La vie est si curieuse. Je passe beaucoup de temps à analyser les mots, les sentiments, le sens d’une phrase ou d’une attitude et même les expressions des gens que je côtoie. Je cherche l’ajustement entre le son de la voix, les gestes, la mimique et le discours des personnes que j’observe. Je cherche la vérité. Mais, finalement, cela a parfois si peu d’importance car parfois la cohérence n’existe pas, parfois nous disons et faisons de tas de choses qui n’ont aucun sens, parfois nous ne trouvons aucune rationalité dans les rapports humains. Parfois les mots et l’articulation de ces mêmes mots ne sont pas coordonnés. Parfois nous manquons cruellement d'authenticité. Et nous devons vivre avec les différences, les disparités, les incohérences.
Alors il vaut mieux s’abstenir de tout vouloir analyser et de se contenter de savoir que à notre âge nous sommes à la fois des adultes circonspects et des petites personnes immatures. C’est paradoxal mais la vie est ainsi faite.
En toute connaissance de cause je poursuis tout de même ma recherche de cohérence dans ce monde intérieur complexe et limité à la fois, qui est le mien.
Et comme je l’ai déjà dit avant, il y a tant de personnes qui souffrent de faim, de soif, de maladies, de catastrophes naturelles, de guerres et de mort, que mes questions existentielles, lorsqu’elles sont publiquement exhibées, c’est tellement petit et obscène.
Mais les lignes de mon histoire n’avancent que très doucement, en fait j’essaye de vivre en paix avec mes questions existentielles et le Monde. De vivre bien simplement.
Les dissimilitudes deviennent incontestables. Par exemple, quand un homme et une femme se marient, ils commencent une période d’adaptation qui se termine, pour presque 50% des français, en échec. Tout le monde connaît ou a connu un couple qui s’entendait à merveille, le ménage parfait, et puis un jour, va savoir pourquoi, ils se séparent. Je ne sais pas si tout ceci a un quelconque rapport avec leur existence sociale ou leur conscience ou leur vie commune.
Le problème n’est pas le mariage en soi. La difficulté, je crois _ même si chaque cas est un cas et loin de moi de prétendre à devenir psy_ est la différence entre un sentiment de bonheur et de partage qui semble éphémère, la compréhension, l’indulgence, la maturité, soit en bref, le caractère de chacune des personnes, et le temps et l’intimité que l’on partage avec une même personne, cela veux dire: même habitation, même lit, même salle de bain et ainsi de suite. Le problème est la différence entre les êtres. Des différences qui ne sont pas constantes ni figées mais qui évoluent avec le temps.
Tout en partageant une relation, deux amis prennent souvent deux chemins différents, deux amants aussi. Cela dit, souvent les gens sont plus complaisants avec leurs amis qu’avec leur propre famille. Mais c’est parce que avec les amis nous partageons uniquement ce que nous avons envie de partager.
Au contraire de la famille, les amis sont en option et nous ne sommes pas censés vivre à l’intérieur des mêmes murs si nous n’avons pas envie. Alors avec eux, nous sommes tellement plus tolérants. A l’inverse, avec la famille nous sommes obligés d’y être et de partager les moments moins drôles. Et il est moins facile d’accepter les petits, moyens et grands défauts des personnes qui nous entourent à longueur de temps. L’intimité est plus grande, la promiscuité arrive, la tension est plus forte, et quand la limite est atteinte_ quelle est donc la limite ?_ nous explosons avec colère.
Oui, c’est un secret de polichinelle mais c'est aussi une vérité d’une grande justesse.
Avec le temps, bien sûr, les différences peuvent s’atténuer, nous pouvons faire des concessions et il est possible d’apprendre à vivre bien avec les différences des autres et surtout à les accepter.
Quoi qu’il en soit, famille ou amis ou encore au delà, les rapports avec les autres ne sont jamais faciles, licites ou pas.
Nous terminons toujours par connaître les défauts les uns des autres et nous nous critiquons mutuellement. Avec politesse au départ. En se disant que ce ne sont que de critiques constructives ou de simples constats, cela permet peut être de duper notre prise de conscience.
La vie est si curieuse. Je passe beaucoup de temps à analyser les mots, les sentiments, le sens d’une phrase ou d’une attitude et même les expressions des gens que je côtoie. Je cherche l’ajustement entre le son de la voix, les gestes, la mimique et le discours des personnes que j’observe. Je cherche la vérité. Mais, finalement, cela a parfois si peu d’importance car parfois la cohérence n’existe pas, parfois nous disons et faisons de tas de choses qui n’ont aucun sens, parfois nous ne trouvons aucune rationalité dans les rapports humains. Parfois les mots et l’articulation de ces mêmes mots ne sont pas coordonnés. Parfois nous manquons cruellement d'authenticité. Et nous devons vivre avec les différences, les disparités, les incohérences.
Alors il vaut mieux s’abstenir de tout vouloir analyser et de se contenter de savoir que à notre âge nous sommes à la fois des adultes circonspects et des petites personnes immatures. C’est paradoxal mais la vie est ainsi faite.
En toute connaissance de cause je poursuis tout de même ma recherche de cohérence dans ce monde intérieur complexe et limité à la fois, qui est le mien.
Et comme je l’ai déjà dit avant, il y a tant de personnes qui souffrent de faim, de soif, de maladies, de catastrophes naturelles, de guerres et de mort, que mes questions existentielles, lorsqu’elles sont publiquement exhibées, c’est tellement petit et obscène.
Mais les lignes de mon histoire n’avancent que très doucement, en fait j’essaye de vivre en paix avec mes questions existentielles et le Monde. De vivre bien simplement.
