Oscar Wilde aimait dire qu’il était capable de résister à tout sauf à la tentation. Il n’a jamais dit qu’il y a deux formes de tentation : la première quand on est tenté et la deuxième (plus grave) quand on est tentateur. Il y a des gens qui simplement ne font pas exprès d’être tentateurs. Dans ce cas, on ne peut pas dire que ce n’est pas de notre faute d’être tenté ? On peut ou on ne peut pas ? On ne peut pas, n’est ce pas ?
La seule tentation à laquelle on ne doit pas résister c’est la tentation, parfois immense, d’être fidèle.
La seule tentation à laquelle on ne doit pas résister c’est la tentation, parfois immense, d’être fidèle.
Et pourquoi ? Parce qu’elle est si rare qu’il faut pouvoir en profiter.
Non, pour de vrai maintenant, il y a une série d’instructions pour les gens qui trouvent difficile de rester fidèles :
1. N’y pense pas
2. Bon, d’accord, pense à autre chose
3. Pas à ça !
4. Non ! Encore pire !
5. Bon, allez, vas y…
6. Finalement, qu’est ce qu’on s’en fout !
Les gens ne sont pas très fidèles. Et il ne faut pas croire que ce ne sont que les hommes, les infidèles. C’est un cliché qui n’a pas beaucoup de sens. Si les femmes étaient toutes fidèles, avec qui les hommes serait-ils infidèles ? Il y a-t-il une minorité de tentatrices militantes, les destructrices de couples, qui se chargent seules de dévier tous les hommes ? Je ne crois pas.
L’infidélité est en vogue, même si très marginale et presque inavouable, au-delà des clins d’œil complices et des sourires en coin de bouche qui se lancent aux amis qui se méfient.
Alors les gens ont inventé des devises qui déculpabilisent l’infidélité (en tout cas en apparence). Voici les plus connues :
- La devise du « fidèle à moi-même ». On est capable de jurer sa fidélité. Et ce n’est pas un mensonge ! On est fidèle, à soi-même.
- La devise du « compenser » est plus difficile mais plus populaire parmi les gens qui croient avoir de grands principes. C’est basé dans le principe de passer le weekend avec la famille, pour compenser les sorties coquines de la semaine, ou de partir la semaine aux Maldives avec la conjointe pour compenser le weekend au Havre avec la maitresse. Bref, on compense.
- La devise cartésienne. Cela consiste à être fidèle dans l’âme, dans le cœur, et dans tous les endroits qui ne sont pas à portée des bisous. Puisque en ce qui concerne la chair… la chair est faible, ce n’est pas de notre faute, et cela n’a pas d’importance.
La devise cartésienne sépare aussi le « sexe » de « l’amour », genre, « chérie c’est toi que j’aime, c’est avec toi que je fais l’amour et avec Jacqueline c’est technique, ce n’est que du sexe ».
La meilleure réaction de la victime à la maxime cartésienne c’est l’art de l’estocade. Puisque le conjoint dit que seul le corps a péché car le cœur a toujours été fidèle, il suffit de dire « bon c’est très bien », prendre un couteau de cuisine, couper la partie qui intéresse et jeter le corps. Sujet clos.
- La devise du sex appeal. On me dit que celle-ci profite d’une hausse de popularité. Le traitre devient victime, genre « mais Antoine, tu n’es pas une femme, tu ne peux pas comprendre », c’est que parfois on a besoin de s’assurer du fait qu’on est encore séduisante, pour se sentir bien avec celui qui partage notre vie. La devise du sex appeal c’est une espèce de check-up. Ou encore « Antoinette, tu comprends, je n’étais pas bien, j’avais des doutes, tu ne me regardais plus… mais, tu sais, c’était horrible, à chaque fois je ne voyais que ton visage… » Devise un peu naïve mais peut fonctionner.
Et sans contestation il y a plein d’autres devises, plus ou moins acceptables. Maintenant que les gens se marient par l’église et prennent des engagements solennels pour la vie, de ne jamais tromper leurs conjoints (même si les conjoints deviennent péniblement, intolérablement lépreux, ennuyeux ou misérables), les gens devraient savoir affronter les facilités, les difficultés et les doutes de la fidélité.
La prudence et le savoir vivre préconisent que les personnes qui s’aiment sont censées vivre ensemble et rester fidèles l’une à l’autre, parce que le plaisir qu’on prend à être avec quelqu’un d’autre est toujours plus petit que le mal qu’on fait à la personne qu'on aime.
Mais l’amour est peut être une énorme tromperie. On trompe tous les autres et on se trompe soi-même.
Non, pour de vrai maintenant, il y a une série d’instructions pour les gens qui trouvent difficile de rester fidèles :
1. N’y pense pas
2. Bon, d’accord, pense à autre chose
3. Pas à ça !
4. Non ! Encore pire !
5. Bon, allez, vas y…
6. Finalement, qu’est ce qu’on s’en fout !
Les gens ne sont pas très fidèles. Et il ne faut pas croire que ce ne sont que les hommes, les infidèles. C’est un cliché qui n’a pas beaucoup de sens. Si les femmes étaient toutes fidèles, avec qui les hommes serait-ils infidèles ? Il y a-t-il une minorité de tentatrices militantes, les destructrices de couples, qui se chargent seules de dévier tous les hommes ? Je ne crois pas.
L’infidélité est en vogue, même si très marginale et presque inavouable, au-delà des clins d’œil complices et des sourires en coin de bouche qui se lancent aux amis qui se méfient.
Alors les gens ont inventé des devises qui déculpabilisent l’infidélité (en tout cas en apparence). Voici les plus connues :
- La devise du « fidèle à moi-même ». On est capable de jurer sa fidélité. Et ce n’est pas un mensonge ! On est fidèle, à soi-même.
- La devise du « compenser » est plus difficile mais plus populaire parmi les gens qui croient avoir de grands principes. C’est basé dans le principe de passer le weekend avec la famille, pour compenser les sorties coquines de la semaine, ou de partir la semaine aux Maldives avec la conjointe pour compenser le weekend au Havre avec la maitresse. Bref, on compense.
- La devise cartésienne. Cela consiste à être fidèle dans l’âme, dans le cœur, et dans tous les endroits qui ne sont pas à portée des bisous. Puisque en ce qui concerne la chair… la chair est faible, ce n’est pas de notre faute, et cela n’a pas d’importance.
La devise cartésienne sépare aussi le « sexe » de « l’amour », genre, « chérie c’est toi que j’aime, c’est avec toi que je fais l’amour et avec Jacqueline c’est technique, ce n’est que du sexe ».
La meilleure réaction de la victime à la maxime cartésienne c’est l’art de l’estocade. Puisque le conjoint dit que seul le corps a péché car le cœur a toujours été fidèle, il suffit de dire « bon c’est très bien », prendre un couteau de cuisine, couper la partie qui intéresse et jeter le corps. Sujet clos.
- La devise du sex appeal. On me dit que celle-ci profite d’une hausse de popularité. Le traitre devient victime, genre « mais Antoine, tu n’es pas une femme, tu ne peux pas comprendre », c’est que parfois on a besoin de s’assurer du fait qu’on est encore séduisante, pour se sentir bien avec celui qui partage notre vie. La devise du sex appeal c’est une espèce de check-up. Ou encore « Antoinette, tu comprends, je n’étais pas bien, j’avais des doutes, tu ne me regardais plus… mais, tu sais, c’était horrible, à chaque fois je ne voyais que ton visage… » Devise un peu naïve mais peut fonctionner.
Et sans contestation il y a plein d’autres devises, plus ou moins acceptables. Maintenant que les gens se marient par l’église et prennent des engagements solennels pour la vie, de ne jamais tromper leurs conjoints (même si les conjoints deviennent péniblement, intolérablement lépreux, ennuyeux ou misérables), les gens devraient savoir affronter les facilités, les difficultés et les doutes de la fidélité.
La prudence et le savoir vivre préconisent que les personnes qui s’aiment sont censées vivre ensemble et rester fidèles l’une à l’autre, parce que le plaisir qu’on prend à être avec quelqu’un d’autre est toujours plus petit que le mal qu’on fait à la personne qu'on aime.
Mais l’amour est peut être une énorme tromperie. On trompe tous les autres et on se trompe soi-même.

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